La journée commence plutôt mal... Après avoir attendu Santosh pendant une demi-heure, il ne s'est toujours pas pointé... Décision est prise de nous rendre au boulot par nos soins. Nous demandons donc au premier rickshaw s'il veut bien nous y emmener.
Le dialogue est des plus succints: "Yemlur?"
Visiblement il n'a pas l'air de comprendre.
Nous rententons, mais sans succès, il nous fait comprendre qu'il ne veut pas nous prendre et passe son chemin. Il est 9h55 et c'est pas gagné...
Un nouveau rickshaw nous accoste, seconde tentative:
"Yemlur?"
Il ne semble pas non plus comprendre... Qu'à celà ne tienne, on va tenter de le lui écrire!
Nous tendons notre bout de papier et c'est tout content qu'il nous répond:
"Yemlurre!"
Ah vi forcément, si on joue à ce point sur la prononciation, c'est pas gagné!
Négociation du tarif et nous voici arrivées à 10h20 au boulot... Matinales quoi...
Le déjeuner est lui aussi perturbé. La toasteuse est en panne! et notre traditionnel sandwich???
Décision est prise de nous rendre directement au Levi's à la sortie du travail pour enfin récupérer nos jeans... Nous arrivons au magasin et le vendeur nous reconnait de suite: "vous ne deviez pas revenir il y a 2 jours?" Euh ben si, mais on a eu comme qui dirait un imprévu... Isabelle demande à essayer le jean qui devait être ajusté. A priori il y a eu mécompréhension: il n'était réajusté qu'une fois payé! Nouos reviendrons donc de nouveau demain.
Nous allons dîner dans un resto calme où les serveurs s'adressent à nous en chuchotant. Grande première pour nous dans cette ville en permanente ébullition, à la fois déconcertant mais tellement agréable!
En rentrant, nous décidons de lancer une lessive. Nous sommes désormais parées à l'utilisation de ce que je qualifierai d'essoreuse géante à salade (photo à venir). En effet, nous avons procédé au branchement de "la bête" hier soir avec pour outils une fouchette en guise de tournevis. Evidemment, le résultat fut à l'image de notre technique de Mac Gyver. Après avoir appelé la réception, dont l'employé a aussi galéré dans le branchement (surtout à desserrer ce que nous avions bien vissé), peu sures de l'engin, nous avons fait une petite tentative à vide.
C'est avec surprise que nous avons découvert que l'on peut librement ouvrir le couvercle de ces machines en marche! C'était plutôt amusant à regarder tourner jusqu'à ce qu'une alarme stridente ne commence à retentir, qu'Isa ne sursaute et ne prenne la fuite suivie de ma personne! Le couvercle refermé, tout le monde reprend son souffle même le pigeon que nous avions réveillé et la machine reprend son cours. On s'occupera de tout ça demain!
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