LE REVEIL
Première journée de travail. Réveil à 8h (soit 4h30 heure française). Difficile car je n’ai réussi à fermer les yeux que vers 5h (la faute au décalage horaire et à un moustique…).
Comme j’avais eu l’idée de mettre le chauffe-eau en marche avant de fermer les yeux, je saute direct dans la douche pour me réveiller. Sauf qu’il s’avère que cette douche n’est pas desservie en eau chaude…. Décision est prise de mettre l’eau à chauffer dans la 3ème salle de bains… Isabelle, quant à elle avait oublié de mettre son chauffe eau en marche… Nous voilà donc bien en avance…
LE PETIT DEJ
Petit déjeuner vers 8h45. Etant donné que manger de la semoule et des oignons ne nous a pas tentées à cette heure, nous nous sommes rabattues sur les concombres (en salade pour ma part, en sandwich pour Isa), salade de fruits et quelques viennoiseries (loin des françaises…). Les chocapics indiens ont parait-il un vrai goût de chocapic… Nous avons tout de même tenté un bout de « pancake indien » jaune. Isa croque la première à pleines dents, et c’est à ce moment là que j’ai compris que pour elle « chaud » n’était pas forcément lié à la température mais voulait aussi dire que ça arrache ! :d
9h15, Praveen vient nous chercher, négocie avec un rickshaw pour nous emmener au travail et nous voici partis escortées de Praveen en scooter. Nouvelles frayeurs sur la route et quelques rencontres bovines! Le trafic est beaucoup plus dense et notre chauffeur n’hésitait pas à prendre les trottoirs pour ne pas perdre de temps. La pollution file bon train et nous décidons donc qu’il va nous falloir trouver des masques...
LE BOULOT
Le bâtiment du boulot se trouve au bout d'une route (il faut tourner à droite quand nous avons une vache au milieu du carrefour. Il paraît que c’est une habituée…) qui est bordée de champs de terre déserts sens dessus dessous; quand on tourne pour s'engager sur cette route, on se croirait parti pour un terrain vague ou une autre non-destination. On descend donc du rickshaw juste devant ledit bâtiment, déjà épuisées mais ravies de cette montée d'adrénaline dès le matin (quand même, d'ici 2 semaines, j'espère qu'on arrêtera de crier à chaque "zigzag" ... On a prévu de filmer un trajet pour rendre compte du bazar). L’agence est imposante (3000 personnes sur 3 niveaux, 3 ailes et une nouvelle en construction) et très sécurisée comme l’ensemble des bâtiments indiens :
Fouille (si on peut appeler ça comme tel) des sacs à l’entrée
Signature de 7 registres pour moi, le pc, la porte 1, le badge temporaire, la porte 2, la porte 3, la porte 1’ (mais comme la main d’œuvre coûte peu cher, on fait tout sur papier même si nous travaillons dans l’informatique)
Nous voilà parquées dans un bureau vitré.. Ma blonditude attirant l’attention des indiens, nous avions vraiment l’impression d’être exposées dans une foire… Y en a même un qui en a laissé tomber sa tasse..
Force est de constater que nous n’avons toujours pas le réseau Airbus pour travailler. Ca commence bien…
On va appeler la France.. Ah faut taper un code secret à 8 chiffres avant les 13 chiffres pour le numéro français ? Ben ça va être pratique tout ça !
De toute manière le déjeuner arrive (enfin c’est vite dit étant donné qu’ils mangent vers 13h30…)
PREMIER DEJEUNER A LA CANTINE
La cantine se trouve au dernier étage du bâtiment et son accès nécessite un passage par les toits (pas vraiment sécurisé, nous ne verrions jamais ça chez nous). Au menu, cuisine traditionnelle indienne veg ou non veg, servie à même le plateau (chaque plat à sa petite case !), stand de fruits, stand de sandwiches et popcorn. Un peu réfrénées par le service au plateau, nous décidons de nous prendre un toast grillé au fromage, salade de fruits (préparée sous nos yeux), et jus de fruit pressé lui aussi sous nos yeux. Le tout pour environ 50 roupies soit 5 francs !
LA SOIREE
18h30, il fait déjà nuit noire dehors. C’est assez déconcertant, d’autant plus que l’agence se vide à vitesse grand V. Shiv était chargé de nous trouver un rickshaw, négocier le prix et nous escorter avec sa moto… La classe !
Trop crevées de notre journée, nous dînons à l’hôtel et optons pour des pâtes… Sauf qu’ils ont décidé de les épicer à l’indienne me concernant. Les larmes m’en sont montées aux yeux et le serveur a trouvé cela plutôt drôle. Tu perds rien pour attendre toi !
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